News details

La restauration des mangroves au Cameroun prend un nouvel élan. À travers le projet CAMERR, Cameroon Mangrove Ecosystem Restoration and Resilience,  partenaires techniques, communautés locales et bailleurs unissent leurs efforts pour restaurer des écosystèmes côtiers vitaux, tout en renforçant les moyens de subsistance des populations qui en dépendent.

Une récente mission conjointe du siège de Planète Urgence et d’Orange France a permis de constater les progrès déjà réalisés sur le terrain et de poser les jalons des prochaines étapes du projet.

Mis en œuvre par CWCS, WTG et CAMECO, sous la supervision de la délégation camerounaise de Planète Urgence, le projet CAMERR vise à restaurer les écosystèmes de mangroves tout en soutenant la résilience des communautés riveraines. Sur plusieurs sites, notamment à Mbenguedikoume, Youme 1, Jebale, Mbangue et Njouki, la mission a visité des plantations, des pépinières ainsi que des activités génératrices de revenus mises en place au bénéfice des populations.

Au-delà des résultats visibles, la mission a surtout mis en lumière une conviction forte : la restauration des mangroves ne consiste pas seulement à planter des arbres. Elle repose aussi sur la participation active des communautés, leur rôle dans la surveillance et la gestion durable des ressources naturelles, ainsi que sur le développement d’alternatives économiques locales.

Les échanges entre Planète Urgence et les partenaires ont également permis de se projeter vers la phase de suivi prévue à partir de 2028. Initialement envisagée sur 30 ans, celle-ci pourrait être portée à 40 ans afin de répondre aux exigences du standard international carbone VERA. Cette perspective traduit l’ambition du projet, tout en soulignant l’importance de consolider les financements et de clarifier les rôles des différents acteurs pour la suite.

La mission s’est achevée au Parc national de Douala-Edéa, où la délégation a découvert plusieurs sites emblématiques de la Sanaga, entre mangroves, zones humides et habitats d’une grande richesse biologique. Cette dernière étape a rappelé que protéger les mangroves, c’est aussi préserver un patrimoine naturel essentiel pour la biodiversité, le climat et les communautés côtières. Dans un contexte de fortes pressions sur les écosystèmes littoraux, le projet CAMERR apparaît ainsi comme une initiative porteuse d’espoir pour l’avenir des mangroves camerounaises.